Les seniors consomment trop de médicaments

Les seniors consomment trop de médicaments


Selon la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), la consommation des médicaments en France a augmenté de 2,4% malgré les nombreuses tentatives des gouvernements successifs pour inciter les français à limiter leur usage.

Selon une étude de l’hôpital Georges Pompidou, ce sont les seniors qui pourraient être responsables de cette hausse, à cause de leur surconsommation de médicaments. En effet, 90% des plus de 80 ans consomment plus de 10 médicaments par jour. Une véritable addiction qui ne s’explique pas car rares sont les états de santé qui justifient une telle gloutonnerie.

Outre les problèmes économiques que peut engendrer pour le pays cette surconsommation (déficit abyssal de la sécurité sociale), c’est le danger pour la santé du senior qui pointé du doigt dans cette étude.

En effet, au-delà de 3 à 4 molécules par jour, il n’est plus possible de juger l’efficacité de leur action. Au-delà de 5, le risque d’accident médicamenteux augmente considérablement. Ainsi, ce risque dépasserait les 80% chez les sujets de plus de 80 ans.

Un exemple flagrant : les somnifères. Un tiers des seniors de plus de 65% en consomment 7 mois par an en moyenne, alors que pour être efficace un somnifère ne doit pas être pris pendant plus de 30 jours maximum. Au-delà, il existe un risque fort de dépendance accompagné de problèmes de santé tels que des troubles de l’équilibre ou de la mémoire.

Alors, face à cet engouement de nos ainés pour l’absorption de médicaments, quelles est la solution ? Un certain nombre d’actions pour mieux vieillir doit venir se substituer à ces absorptions systématiques : bien manger, pratiquer une activité physique, avoir une vie sociale, pratiquer des activités stimulant le cerveau, etc.

Plus que jamais, tant pour l’intérêt national que pour la santé de nos seniors, il faut travailler à aider les personnes âgées à mieux vieillir et, par conséquence, à moins consommer de médicaments.

Et à ce niveau, les élus, les familles, les personnels de santé et bien entendu les seniors eux-mêmes, nous sommes tous responsables.