Les aidants : être mieux connus pour être reconnus

Les aidants : être mieux connus pour être reconnus


Les aidants. Derrière ces deux mots simples se cache la vie compliquée de personnes qui donnent de leur temps pour venir en aide aux personnes âgées dépendantes. Une enquête nous renseigne enfin sur le profil de ces anges gardiens qui luttent au quotidien pour le bien-être de leurs proches.

En majorité, les aidants assistent des personnes de leur famille (95%). Une action naturelle selon 77% d’entre eux, ce qui prouve que la solidarité intergénérationnelle n’est pas toujours un vain mot. En effet, qui d’autres que les proches (fils, fille, parents, conjoints…) pour s’occuper au mieux d’une personne âgée en difficulté.

Mais il est difficile de concilier cette présence auprès d’un senior dépendant avec une vie familiale et professionnelle épanouie. C’est pour cela que les aidants, qui sont en majorité des femmes (77%), souhaiteraient être reconnus (77%). Pouvoir bénéficier d’un statut qui leur permettrait d’aménager leur temps de travail selon les contraintes de l’accompagnement leur serait par exemple d’une aide précieuse.

Car il faut bien reconnaître qu’être un aidant est un véritable sacerdoce. 70% des interrogés estiment qu’ils n’ont pas de temps libre, que ce soit pour eux (39%), pour leur famille ou leurs amis (33%), pour les loisirs (39%) ou même pour les vacances (36%).

Les aidants souhaitent donc que leur quotidien soit mieux connu et leurs actions mieux reconnues afin de faire savoir, de faire comprendre, qu’ils ont eux aussi besoin de soutien. Ils veulent être informés, assistés, pour ne pas se retrouver seuls face à la dépendance de leur proche. Une aide qui peut venir de l’état, de l’entreprise mais aussi du reste de la famille qui doit pouvoir parfois les relayer. Ils réclament également une assistance de la part du personnel de santé pour les aider à mieux comprendre la maladie et son évolution et pour savoir quoi faire selon les circonstances.

Mais tous n’est pas négatif. Les aidants, dans leur action, se sont découverts des ressources insoupçonnées (77%) et se sentent valorisés aux yeux des autres. Une récompense qui bien évidemment ne facilite pas le quotidien difficile auquel font face ces bons samaritains qui ne veulent en aucun cas être assimilés à des héros (28%). Mais elles aident à l’accepter.

Alors, le meilleur moyen d’éviter de voir sa vie accaparée par un parent ou un grand-parent que l’on doit aider au quotidien, est de les aider à mieux vieillir dès leur entrée dans l’âge d’or, en les surveillant et en les conseillant. Il faut leur donner les moyens de ne pas devenir dépendant avant l’âge. Leur logement doit être adapté et prévenir les risques, ils doivent avoir une bonne hygiène de vie (alimentation, activité physique, hydratation…), ils doivent avoir une vie sociale (participations à des clubs, sorties entre amis…).

Reculer l’âge de la dépendance, c’est reculer le besoin d’un aidant au quotidien. C’est peut-être ça aussi, la solidarité intergénérationnelle.

Une enquête à découvrir sur le site de la Silver Economie.